En attendant la suite

Voyage (dégoutant) de Papilles!

février 8, 2010 · Laisser un commentaire

Le journal le Métro Montréal présente ce matin une liste des plus originales! Il s’agit des huits mets exotiques qui ne mettent pas l’eau à la bouche.

c’est assez Hard Core!

voici un extrait:

« Tarentules frites (Cambodge)
Un mets tiré des cauchemars ou de films d’horreur. Ces énormes araignées sont vendues sur le chemin près du marché de Skuon où on les fait revenir dans l’ail. Les pattes sont croustillantes, mais l’abdomen est un mélange gluant d’œufs, d’excréments et d’organes internes. C’est si écoeurant qu’on ne sait pas par quelle partie commencer. »

Pour voir les 7 autres consulter ce lien : 8 mets exotiques qui ne mettent PAS l’eau à la bouche, ça vaut le coup!!!

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L’art d’aller au cinéma

février 5, 2010 · Laisser un commentaire

Scène 1- Intérieur-Nuit-Salle de cinéma

Les protagonistes sont dans une salle de cinéma de répertoire. Le film n’a pas encore commencé, les lumières sont alumées.

Voix off:

Il est plutôt rare que les salles de cinéma où sont projetés les films de répertoire soient remplies. En général, on compte une dizaine de personnes. Le théâtre a été construit il y a plusieurs années. Ce qui signifie que les sièges sont vieux et surtout la pente du parterre est très légère. Traduction: une personne s’asseyant juste devant  peut cacher l’écran. Mais il existe une règle tacite qui veut que, comme on n’est que 10 dans la grande salle, on ne se mette pas directement devant. On laisse au moins une rangée entre. La Loi de Murphy veut toutefois qu’au moment même où les lumière s’éteignent et que le générique du film commence, un couple -où même la fille est grande- fasse irruption dans la salle et se mette devant soi.

Scène 2-Intérieur-Nuit-Salle de cinéma

Pendant la présentation du film. Les protagonistes ont changé de place pour contrer le couple qui s’est posé devant. Ils se mettent directement devant ce même couple. Vendetta.

Voix off:

Dans les salles de répertoire, le spectateur ne parle pas pendant le film. Ni à son cellulaire, ni aux amis. Pas besoin de surround sound dans le tapis pour camoufler le bruit de natchos croqués, de sac de popcorn et de hot dog et autres. Le spectateur de salle de répertoire ne mange pas pendant le film.

Scène 3-Intérieur-Nuit-Salle de cinéma

Générique de fin de film. Les protagonistes, au milieu du parterre entre deux couples, attendent qu’un d’entre eux sorte pour pouvoir se lever.

Voix off:

Dans les salles de répertoire, le spectateur lit le générique. Jusqu’au bout. Je veux bien lire le début mais rendu aux électriciens et coiffeuses je me demande qui porte encore attention. Surtout quand le générique n’est ni en français, ni en anglais. Je veux bien comprendre que certains s’y intéressent, mais pourquoi dès qu’une personne se lève, c’est comme un cue, toutes les autres se cassent.

Générique

Scénario: Annabelle Blais

Écran noir

Fin

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HAITI deuxième partie

janvier 30, 2010 · Laisser un commentaire

Cette semaine, les médias ont commencé a tourné la page. Les Une des journaux ne sont plus consacrés à Haïti depuis le 28 janvier. Ça devait arriver un jour.

D’un côté, ça me soulage. Parce que tous ceux qui ont commencé à gueuler trop fort qu’ils en avaient rien à faire d’Haïti, ceux qui polluent les blogues et les radios vont enfin passer à autre chose. Ils ne s’intéresseront plus à Haïti jusqu’à la prochaine catastrophe, et continueront à confondre Haïti et Tahiti. (nouveau scandale révélé à Infoman. Pour écouter de la conneries à l’état pure je vous suggère d’aller sur  le site de la clique du plateau où on atteint un nouveau fond alors que le débat se transforme en rivalité Montréal-Québec). Patrick Lagagé répond à l’animateur de cette radio de façon très pertinente d’ailleurs

Cependant, d’un autre côté, maintenant que les médias commencent à tourner la page, il devient important, et plus que jamais, de s’intéresser à Haïti. Et pas seulement dans 6 mois pour des articles « Haïti 6 mois, après la catastrophe ». Pour aider un pays il faut connaitre l’histoire, la politique, les enjeux économiques, la culture. Cela permettra de faire de la prévention. À ce sujet je vous invite à lire ce texte qui s’interroge sur  la prévention qui n’est jamais très populaire auprès des gens.

Sinon ça changera rien. Après le 11 septembre, la politique internationale des Américains et les problèmes au Moyen-Orient se sont retrouvés sous les projecteurs. Depuis, impossible de continuer à faire semblant que ce qui se passe ailleurs n’est pas important. J’espère que le drame à Haïti restera dans la tête des gens. Car même si la catastrophe n’est pas politique ou économique, la reconstruction et l’avenir du pays, le seront et plusieurs pays auront un rôle à jouer.

En 2004, j’ai lu un excellent livre de Christophe Wargny: Haïti n’existe pas-1804-2004: Deux cents ans de solitude.Extrait de la note de l’éditeur:  » Haïti a disparu. Effacé. De notre mémoire, de la mémoire. Haïti est une réalité pour les Haïtiens, une réputation pour les autres, et encore … Une image, la pire, ankylose sanglante ou prurit de misère. Haïti a-t-elle jamais existé ? »

J’ai lu ce livre en France et je ne sais pas s’il se trouve au Québec. Je propose tout de même de faire une campagne pour récolter des fonds pour acheter ce livre à Stéphane Dupont, l’animateur radio vulgaire qui confond Haïti et Tahiti. Sauvons Stephane, Eduquons-le!

Livre de l'historien Christophe Wargny: "Pourquoi Haïti, terre de tous les paroxysmes, est-elle aujourd'hui plus ravagée, plus meurtrie, plus exsangue que jamais ?"

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Haïti, première partie

janvier 22, 2010 · Laisser un commentaire

Depuis 10 jours, je n’ai encore rien écrit à propos d’Haïti. Je ne vis pa sur une autre planète, je lis le journal, regarde la télé, écoute la radio, tweet, facebook, lis les blogues. Je suis tellement submergée d’informations (et ce n’est pas un reproche.) qu’honnêtement, je ne sais plus par quel bout aborder ce désastre.

Dans un billet rédigé pour le blogue du Trente.ca, on apprend que la couverture du séisme  dans les médias québécois à été un peu plus élevée que celle du 11 septembre 2001. Submergée vous dis-je. Mais, en même temps, ce sentiment m’habite parce que j’ai un trop plein d’opinions, de réactions, de pensées.  Petit apperçu des réfléxions qui m’ont marquée.

J’ai d’abord lu les billets de Cécile Gladel sur Branchez-vous. J’aime beaucoup ce blogue, cependant j’ai choisi d’arrêter de le lire cette semaine. Dernièrement, j’ai écrit qu’il m’est déjà arrivée d’arrêter de lire des blogues pour les commentaires….et bien c’est ce qui s’est produits cette semaine. Dommage, mais ce n’était plus possible. Quelques personnes commentaient ces billets en manquant totalement d’humanité et frôlaient le racisme. Je retourne lire Cécile mais pas les commentaires. Il y a des fois ou débattre avec des cons nous rends cons, alors je passe mon tour. Je ne crois pas que tous doivent se sentir interpelés avec la même intensité par des drames, mais il existe une chose qui s’appelle la décence et qui est de mise dans ces circonstances. La liberté d’expression entraine la responsabilité de ne pas en abuser. Faire honneur à cette liberté, c’est aussi savoir se taire.

Ensuite j’ai suivi sur twitter le débat autour du fait que des journalistes de Rue Frontenac ont récolté des fonds pour partir couvrir la situation à Haïti. À ce sujet, je vous invite à lire le billet d’Anie Labrecque sur le site du trente.ca qui se questionne à savoir, y a-t-il trop de journaliste à Haïti? Je vous invite également à lire l’article de Rue Frontenac à propos de leur initiative. Cette situation m’a interpelée en tant que journaliste indépendante. À la suite de l’article sur Rue Frontenac, Marie-Eve Paradis souligne avec justesse que les difficultés financières des journalistes en lock-out à Rue Frontenac, ressemblent au quotidien des pigistes.

Comment réagirait le public si des pigistes faisaient couramment des levées de fond pour chacun de leur reportage? à voir!

Il y a, bien sur, des tas d’autres choses à dire et je continuerai…mais comme j’ai écris, je ne sais pas par quel bout le prendre ce désastre. Je commence comme ça parce qu’il faut bien se lancer un jour.

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Permis de réfléchir…

janvier 20, 2010 · Laisser un commentaire

Fallait y penser. Un permis pour s’assurer que nos jeunes ont réfléchi à leur conduite avant de prendre le volant. Ouf. C’est rassurant. Enfin, comment pouvait-on esperer que les gens réfléchissent sur la route alors qu’on ne leur avait pas dit qu’ils devaient conduire avec leur tête aussi.

Depuis le 17 janvier, les cours de conduite sont passés de 24 à 39 hrs sur une période de 12 mois. Ils sont désormais obligatoires (ce qui me semble logique), et l’approche a été modifiée. Oh et c’est plus cher. Presque 900 $ au lieu des 500 $ que j’ai payé.

La refonte de la méthode d’enseignement vise à nous aider à mieux nous comporter sur la route. Ce ne serait pas inutile en effet. Comme je l’ai déjà écrit, il semble que la politesse au Québec et particulièrement sur les routes, soit une espèce rare.

Le hic c’est qu’à écouter  les formateurs et grands penseurs à l’origine de cette nouvelle approche, j’ai l’impression d’entendre les mêmes qui se trouvent derrière notre super réforme scolaire. On doit apprendre, sans laisser savoir à notre jeune qu’il apprend. Il ne faut pas lui dire quoi faire, il faut l’amener à un cheminement (même si il faut parfois un minimum de savoir pour cheminer de façon constructive).

Même chose pour les cours de conduite. On ne leur dira plus quoi faire, mais au cours de discussion en petit groupe (les jeunes aiment bien les petites discussions, nous dit-on) on les fera réfléchir aux comportements adéquats.

S’ils ont encore besoin de réfléchir aux raisons pour lesquelles conduire en buvant ou jouer au cow-boy sur la route n’est pas une bonne idée, c’est qu’ils ne regardent pas assez les nouvelles.

On verra bien les résultats dans quelques mois…

Note à moi-même: J’ai vraiment bien fait de suivre mes cours de conduite avant cette réforme!

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