En attendant la suite

Viva la Revolucion?

juin 18, 2009 · Laisser un commentaire

Photo Annabelle Blais

Photo Annabelle Blais

Le 1er janvier 1959, alors que les Amércains se souhaitaient tous la bonne année, le général Batista -dictateur de Cuba- s’enfuyait avec quelques millions de dollars à Saint Domingue, Fidel Castro s’emparait de Santiago de Cuba alors que Camillo Cienfuego et Enersto Guevara entraient dans La Havane.

50 ans plus tard, Fidel a “temporairement” cédé le pouvoir à son frère Raul mais on dit qu’ el Jefe pourrait vivre jusqu’à 140 ans! Fidel n’en est pas pour autant élévé au rang de divinité dans la mythologie révolutionnaire de l’histoire cubaine. Je dois avouer que j’ai été surprise de ne pas voir plus de monuments ou d’affiches du barbu. Au contraire, il semble que le Che et Camillo, tout deux décédés, sont plutôt devenus les icones révolutionnaires et romantiques. La figure du Che ayant d’ailleurs largement dépassée les frontières des Antilles et est devenue LE symbole par excellence d’une certaine jeunesse utopiste.

Pourtant, une visite au musée de la Révolution de La Havane apporte un peu plus de lumière sur la Révolution vue par l’État cubain. D’abord outre un buste du Che, deux tapis muraux à son image, et un mannequin de Cienfuegos et le Che en pseudo papier maché dans la jungle (dont l’effet est douteux), la Révolution n’apparaît pas être l’oeuvre de romantiques. Les nombreuses photos et explications de l’histoire de l’île convergent tous vers cette Révolution, inéluctable, nécessaire, populaire.

Castro devient un acteur principal. D’autres se sont démarqué avant lui (et non après) mais tout semble démontrer que les actions de Castro (qui en a annoncé la couleur socialiste deux ans après la prise de l’île) s’incrivent logiquement dans l’évolution du pays. Il est l’homme dévoué à la noble CAUSE. Il représente l’exemple que tous les Cubains devrait suivrent…(et si tu participes et devient membre du parti, tu as une belle maison dans la banlieue plus riche de La Havane)

Propagande ou non, il y a sans doute une large part de vérité en ce qui concerne la pauvreté, l’analphabétisme et la domination américaine d’avant 1959. Pourtant je me suis permise un léger sourire à la fin de ma visite du musée. Depuis le début du parcours je me demandais comment allait se terminer cette exposition chronologique. Après 1959, vient la période de construction avec statistiques sur l’accès aux soins de santé, l’éducation, le sport, etc. Puis sur ce bon bilan, tout s’arrête en 1990.  Plus rien après. heu… il manque 20 annnées monsieur C.

Bien sur, la chute de L’URSS fut terrible pour Cuba et c’est vers la mi-90 que des miliers de Cubains sont partis sur les boatpeople vers Miami. Enfin, tout ça pour dire qu’en 2009, 50 ans après la Révolution, l’État ne semble pas trop avoir le coeur à la fête. Je m’attendais à plus d’affiches, de banderoles nous rappelant l’anniversaire. J’en ai vu quelques unes mais peu.

Photo Annabelle Blais

Photo Annabelle Blais

Peut-être que tout s’est fait il y a six mois, en janvier. Bon d’accord, La Havane n’est pas obligé de se la jouer Québec City avec son 400ième sur une année entière.  Mais Monsieur Lepage, vous ne voudriez pas leur envoyer votre moulin à images, un spectacle gratuit comme le vôtre doit bien être un peu socialiste quelque part, non?

Catégories : Histoire · voyage
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