Même si les temples sont forts intéressants, j’ai froid, je suis malade et les Indiens m’énervent. Il fait entre 2 et 15 degrés alors que normalement les températures oscillent entre 7 et 18 degrés. « Pas si pire » me direz-vous, en tant que Québécois habitués au -30. Mais vous, bande de chanceux, vous avez du chauffage. En Inde, rien n’est prévu pour ce qui est, selon The Times of India, les froids extrêmes. Ce ne sont pas des blagues, on se les gèle vraiment. Les États du Nord ont même décidé de fermer les écoles jusqu’au 17 janvier après que trois écolières aient perdu connaissance en classe. J’ai une polaire que je porte de 8 heures du matin à 22 heures. Prendre une douche avec de l’eau tiède est un supplice et faire du lavage est impossible, car rien ne sèche. J’ai froid, je me sens sale et le rhume que m’a filé Léopold est revenu en force.
Mon nez est irrité et je suis irritable. Alors j’avoue, les Indiens m’énervent. La petite ville de 19 000 habitants qu’est Khajurâho semble avoir été pervertie par le tourisme. Qui du touriste désagréable ou de l’Indien cupide a changé l’autre en premier, je n’en sais rien. Mais j’en ai marre de me faire harceler dès que je mets le pied dehors. 7 heures du matin, j’ai les yeux encore embrouillés et cinq gars se jettent sur moi. Deux tentent de négocier une course de rickshaw (tuk tuk) même si je ne me rends qu’au coin de la rue. Un troisième propose un livre sur les temples, le quatrième me parle de son hôtel et le cinquième vend un pashmina. Et tous me suivent tout en dégoisant leurs pitchs de vendeurs. J’ai tout essayé pour m’en débarrasser. La politesse : Non merci. Aucun effet. L’humour : Je suis allergique au parcheminas, combien le taxi pour 3 mètres? Il y a des pashminas hypo allergènes et l’autre me fait la course de taxi pour 10 roupies (25 cents). J’ai essayé de les ignorer. On me suit de plus belle. Seul truc qui fonctionne, l’agressivité. Je prends un regard « mes yeux crachent des lasers » et je dis « arrêtez de me harceler!!! » Et seulement là, on me laisse. Il est 7 heures, j’ai froid, je suis malade et j’ai déjà engueulé cinq personnes.
Objectif : filer au sud. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de train. Mumbai, Hyderabad, Goa, Chennai, je veux juste de la chaleur et tous les convois sont remplis. Je peux acheter un billet pour être sur une liste d’attente dans le Goa Express. J’aurai peut-être un siège, mais rien n’est moins sur. Je dois prendre un bus de 5 heures pour aller à la gare et seulement là je saurai. Le billet est cher –1200 roupies (30 $, donc trois nuits d’hôtel)– et je ne suis pas certaine d’embarquer. Tant pis, je dois partir. Demain, je dois tout faire pour être dans ce train. Il le faut.
À suivre…







Lâche pas… Toujours très dure de l’hôtel au train… Ils vendrait leur mère pour 1$… Mais rendu dans le train avec les gens qui ne font pas affaire avec les touristes… Ils sont super gentils.. Vas au Rajasthan… Merveilleux! Plus que Goa! Faut finir a Goa… Pour le souvenir du coucher de soleil..!
oh my god, je sympathie avec toi, j’espère vraiment que tu pourra foutre le camps au plus vite! Ça me rappelle un peu quand je me les gelais en camping, dans la pluie froide et à travailler toute la journée dehors et revenir à ma tente frette et prendre une douche frette dans le sud de l’Australie, et il faisait quand même 10 degrés.. la grippe de fou que je me suis chopé..ahhh y a rien de pire qu’une douche frette quand il fait déjà pas chaud et que t’es malade… sympathie…
ps: truc pour que le vendeur de pashmina te laisse tranquille pour un moment: achètes-en un beau vert olive ou orange foncé pour ta ptite soeur
Merci Pascale! Je reviens du Rajasthan et c’est vrai que c’est merveilleux. Pour le train avec le vrais Indiens tu prenais second sleepper?
Maintenant c’est sur je dois aller à Goa, je rêve de coucher de soleil! Un village à recommander?
Evelyne, c’est noté pour les couleurs. Dès que j’aurai l’énergie! J’ai mis 2 heures pour négocier un petit tapis. J’en suis ressortie épuisée!
Pour les douches, c’est fou comme la notion de propreté change quand il fait froid! Et des cheveux gras, ça tient au chaud, non?
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Tu connais le bon vieux truc «ils n’existent pas»? Visage neutre, regard déterminé, aucun contact visuel avec eux. Tu ne les vois pas, tu ne les entends pas, ils n’existent pas (faut vraiment en être convaincue). Sur la route qui mène au Taj Mahal, où j’étais avec 5 autres étrangers, je suis la seule qui ne s’est pas fait harceler (ou si peu, en comparaison). On se sent un peu comme le méchant de l’histoire – nous «riches» Occidentaux à ignorer des gens qui sont peut-être vraiment dans le besoin – mais au moins, on conserve notre santé mentale (ce qui est probablement mieux pour eux aussi!)…
Marie-Julie: Je vais tenter ton truc. S’il y a bien un endroit en Inde où cette méthode est utile c’est Agra! C’est comme une certification de qualité du genre “Testée à Agra”.
Et t’as raison à propos de l’importance de préserver sa santé mentale!