Railay : Et c’est là que les ennuis ont commencé Partie 1

Je vous écris un texte que je redoutais d’avoir à écrire un jour. Mon histoire n’est pas tragique, elle est même banale. N’empêche, elle entraine tout un tas de remise en question.

Après 7 mois sur la route, je me préparais à vous dire que, mes derniers mois « 3 pays en deux mois », c’était un peu n’importe quoi et que ça m’a plus fatiguée qu’autre chose (surtout après 5 mois de voyage dans le corps au préalable, dont 2 en Inde).

Puis je voulais vous parler de mon retour à Bangkok, des articles super intéressants sur lesquels j’ai travaillé. 10 jours intenses, mais tellement enrichissants! Et pour me refaire une santé, j’avais décidé d’aller terminer la rédaction d’article au sud de la Thaïlande, sur une presqu’île appelée Railay.

Et c’est là que les ennuis ont commencé

Railay

À la fin de la première journée, ce lieu qui m’apparaissait comme un petit paradis. Pas trop de touristes, petits bars sympas, de jolis cocktails avec des fruits, une plage et une eau turquoise limpide. Je sentais que l’endroit était idéal pour écrire tout en relaxant.

Après une première soirée dans un bar rasta à se peindre des dessins moches sur la gueule avec de la peinture fluo, je suis rentrée dans mon bungalow de la Diamond Cave Resort vers 1 heure du matin (j’étais partie à 21 h 30). C’est là que j’ai découvert que la fenêtre avait été défoncée.

Les bungalows où nous restions

S’ensuit un crescendo de découvertes désagréables. Putain, on m’a volé ma clé USB. Merde, mon cellulaire. Laptop du conjoint? Fuck. Caméra. Non pas la caméra aussi. Mon passeport? Ouf, ils n’ont pas pris mon passeport, ni ma carte de crédit. Et plus étrange, ils n’ont pas pris mon MacBook qui se trouvait sur le lit. Mais ils ont pris l’argent. 100 $. Rajoutez à cela le backpack de mon conjoint (vidé de ses vêtements), mon portefeuille avec mes cartes de journalistes, et quelques souvenirs.

Mon conjoint est ensuite parti à la recherche d’un gardien de sécurité. Il l’a trouvé tout au fond du terrain, bien loin de l’entrée, à regarder la télé. L’adolescent qui fait office de gardien a regardé la fenêtre et nous dit de retourner dormir et de voir avec le gérant le lendemain. Retourner dormir avec cette fenêtre défoncée? Je commence à m’énerver. Je gueule, en anglais, en français. Il appelle le gérant. Un vieux dude en pyjama arrive et me dit qu’il ne peut rien faire. Je dois gueuler jusqu’à en trembler pour qu’il appelle la police. Ils viendront demain matin.

En attendant, il nous propose de rester dans une chambre légèrement supérieure. C’est là que je réalise que mon conjoint a encore des étoiles oranges fluo peintes sur la gueule et moi un gros cœur écrit This is for my mum. Fuck it, je vais me coucher. Je cherche mon réveil pour me lever avant l’arrivée des policiers. Merde…ils ont aussi volé mon Ipod.

Demain je vous raconterai ma journée au poste de police avec les pseudo policiers-CSI. C’est là que ça devient intéressant.

11 Responses to Railay : Et c’est là que les ennuis ont commencé Partie 1

  1. Oh merde. Ça, c’est vraiment moche! Bon courage! («Conjoint»? Ah bon?;-)

    • C’est moche, tu l’as dit. Je ne sais plus si je dois me rééquiper et continuer ou rentrer et me reposer.
      Conjoint : un Français très sérieux qui engueule des gérants avec des étoiles peintes sur les yeux en sacrant en québécois. Un beau spécimen ;)

  2. C’est vraiment plate… désolé, mais je suis roulé par terre en vous imaginant taper un scandale avec vos dessins fluos sur la gueule. J’ai hâte de savoir si vous vous êtes présentés au poste de police avec.
    C’est bizarre qu’ils n’aient pas pris le Macbook… t’avais mis un autocollant de Bob l’Éponge dessus ou quoi?
    xxx

  3. Sylvain, Surtout que j’avais aussi peint ses ongles avec la peinture fluo. Pour le mac, j’ai deux hypothèses: soit ce sont des backpackers qui n’ont pas voulu s’encombrer de 2 laptop en voyage. Soit ils craignaient que mon mac soit équipé d’une application comme undercover http://www.orbicule.com/undercover/mac/
    Je viens d’appprendre son existence. Je vais peut-être l’acheter mais c’est pas donné (50$)
    ou alors je peux investir 2$ dans un autocollant Bob l’Éponge. C’est une bonne stratégie ;)

  4. Salut Annabelle,
    Trop poche, comme tout voyageur, je compatise. On n’est jamais à l’abri. Votre voyage s’était passé sans entrave jusqu’à présent… dommage. Je vous envoie des pensées positives pour que tout se dénoue bien, pis que les badluck, commentées par des “fuck!” arrêtent! Continue d’écrire pour nous garder au courant! MJ xxx

  5. Aïe, j’ai mal au coeur pour vous. Bon courage, après la pluie vient le beau temps !

  6. Et merde! C’est vraiment la plaie! Des assurances au moins? Tu avais une sauvegarde, quelque chose?
    Je veux voir des photos avec vos visages fluos!! Et j’imagine très bien la tête du garde de sécurité… Encore des étrangers bizarres!
    Bonne chance pour la suite du voyage!

    • Non pas d’assurance. Pour plus de 6 mois, ça me coutait plus cher d’assurer que la valeur de mon stock!
      Mais pour les photos de visages fluos… faudra demander aux voleurs!
      Au moins ils n’ont pas volé mon mac mais j’ai quand même fait des sauvegarde de tout sur une clé usb ET un disque dur. Je suis devenue paranoïaque!

  7. Pingback: On arrête ou on continue? | En attendant la suite

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