J’arrive à Bali un samedi à 20 heures. L’avion était en retard et, malheureusement pour moi, en cette fin juillet c’est la haute saison touristique.
Alors que je tente de me faire un chemin dans la petite rue qui mène aux guesthouses, je suis envahie par le bruit des motocyclettes. Sur ma route, que des restaurants et des boutiques de souvenirs dont le produit vedette semble être un ouvre-bouteille en bois en forme de pénis. Bienvenue à Bali.
« Hello miss, you want a massage? », me dit un Balinais beaucoup trop jeune avec un regard beaucoup trop mielleux pour posséder une quelconque formation thérapeutique.
« No Thank you », je lui réponds en ajoutant pour moi « est-ce que j’ai l’air de chercher un masseur? » J’ai un gros backpack sur le dos, un plus petit devant et j’ai dormi deux heures la nuit dernière à l’aéroport de Singapore.
À chaque hôtel où je m’arrête, on me dit la même chose : sorry we’re full. Pas de place.
Les petites rues de Kuta sont remplies d’Australiens, la musique est forte et tout le monde fait la fête alors que, moi, je ne rêve que d’une chose. Un lit. Propre si possible. Après 2 heures à tourner dans cet endroit maudit j’en trouve un. Enfin. Mais c’est décidé. Je déteste Kuta. Et puis Bali tant qu’à y être. Trop touristique. Artificiel.
Le lendemain je me réveille à 10 heures pour me rendormir de midi jusqu’à 14 h. Ce n’est qu’en après-midi que je me décide à aller explorer. Mais j’ai décidé de quitter Kuta au plus vite. Je réserve un billet pour Ubud avant de partir visiter la ville. Je tombe tout d’abord sur le monument commémoratif des attentats de Bali en octobre 2002. C’était ici à Kuta, dans un bar de la grande rue touristique Legian. 202 personnes y ont trouvé la mort dont 88 Australiens, 38 Indonésiens (2 Canadiens et 4 Français notamment). Ça fait toujours réfléchir.
Vers 16 heures je me promène sur la plage. Je n’ai jamais vu de surfeurs d’aussi près. Et en y pensant bien, je n’ai jamais vu de surfeur tout court! Alors oui c’est touristique, mais ce sont des Australiens. Pour moi, ça reste exotique. L’ambiance me fait penser à celle que l’on retrouve en montagne dans les centres de ski. Les surfeurs ont de petits campements sur la plage avec leur planche de surf, ils boivent quelques bières. Tiens dans le film Point Break, c’était à quel endroit que le personnage joué par Patrick Swayze meurt en surfant? Était-ce Bali? Ou Hawaï? J’sais plus.
Perdue dans mes pensées, je suis assise les pieds dans le sable avec ma Bintang (bière indonésienne). D’accord, Kuta, c’est un peu Disneyland. Oui, il y a beaucoup de touristes. Et pourtant, alors je regarde le coucher du soleil, je ne peux m’empêcher de sourire. Je suis à Baliiiiii!









“« No Thank you », je lui réponds en ajoutant pour moi « est-ce que j’ai l’air de chercher un masseur? » J’ai un gros backpack sur le dos”
Souvent quand on est surchargé de bagages, y’a des distributeurs de pub en pleine rue qui s’amusent à venir nous donner leur bout de papiers, à croire qu’ils ne voient pas qu’on s’en fout complètement. C’est dans le même esprit que celui qui veut vendre son massage !
Parfois je pense qu’ils doivent se dire “on sait jamais sur un malentendu, ça pourrait toujours marcher”
Oui il faut quitter Kuta au plus vite! Il y a tellement mieux à Bali… Ne pas hésiter à aller dans les petits villages perdus! C’est simplement incroyable!
Bien d’accord, j’ai loué un scooter pendant deux jours à partir d’Ubud. De superbes terrasses, des volcans, des gens sympas et de magnifiques temples!
Si je ne me trompe pas, Aline de Nowmadnow n’est pas dans le coin de Ubud?
Mais oui, tu es à Baliiii!!!! Et c’est tout de même génial! Les dernières photos me font penser aux surfeurs à L.A. Et non, je ne parlerai pas du film! “T’as volé ma vague!”…oups! je l’ai fait, désolée!
bon séjour!
Martine: ces derniers billets étaient à Bali en effet, je ne sais pas si elle s’y trouve encore. Je vais “enquêter”

Quant au film, pourquoi bouder son plaisir